Etes-vous toujours fatigué ?

Une fatigue persistante (à distinguer de la fatigue chronique, qui est une pathologie à part entière) peut avoir des causes cachées, que de simples vacances ne suffiront pas à résoudre ! Si vous sentez que la fatigue vous colle à la peau, voici des pistes pour débusquer sa ou ses causes cachées.


Le sucre

Si votre journée ressemble à des montagnes russes, avec des pics d’énergie et des gros coups de pompe, vous souffrez peut-être d’hypoglyclémie réactionnelle.

Ça n’est pas une pathologie : c’est une réaction physiologique normale quand on consomme des aliments dont le sucre passe trop rapidement dans le sang, entraînant d’abord un pic d’insuline, puis une brusque retombée d’énergie.

Pour éviter ces montagnes russes, rien de plus simple : évitez les aliments à index glycémique élevé, et ce dès le petit déjeuner. Préférez la consommation d’oléagineux (amandes, noix), de pain au sarrasin, d’œufs, de thé vert, voire de café… sans sucre.


Un mauvais sommeil

Un sommeil non-réparateur est une cause fréquente de fatigue persistante.

Il peut évidemment s’agir d’un état de stress trop important, d’une chambre trop bruyante, d’une mauvaise température ambiante, etc.

L’une des raisons les plus importantes et sous-diagnostiquées, c’est l’apnée du sommeil, qui concernerait 5 à 15 % de la population.

Ces « pauses » occasionnent des micro-réveils, vous empêchant d’entrer dans une phase de sommeil vraiment réparateur.

L’hygiène de vie joue un rôle important dans la lutte contre ce trouble : lutte contre le surpoids, arrêt du tabac, arrêt de l’alcool le soir, donnent généralement de bons résultats.


Le stress

Le stress chronique fait partie des causes les plus courantes de fatigue persistante, qui est l’un des symptômes de l’absence de récupération de l’organisme.

Souvent cette fatigue est accompagnée de :

  • frilosité ;

  • problèmes de transit ;

  • douleurs musculaires dans le dos ou les jambes ;

  • fragilité face aux infections ;

  • plus grande irritation ;

  • difficultés de concentration ;

  • ruminations mentales (notamment la nuit…).

Combattre le stress chronique n’est pas facile, c’est un travail long, mais voici ce qui peut vous aider, en attendant :

- une activité physique douce : vélo, natation, etc. ;

- trouver une méthode de relaxation qui vous convienne (la cohérence cardiaque, l’automassage, la méditation... Il existe plein de pistes.) 

- éventuellement un complément alimentaire multivitaminé.

Les médicaments

Une fatigue constante fait partie des effets secondaires courants de nombreux médicaments. Il suffit d’en lire la notice pour s’en assurer.

Les médicaments les plus « fatigants » sont les antihistaminiques (médicaments contre les allergies), les somnifères, les sédatifs, les anxiolytiques et les antidépresseurs (Prozac, Paxil, Zoloft, Effexor), les antiarythmiques, les neuroleptiques, les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP), les statines. Une pause thérapeutique n’est pas à exclure : parlez-en avec votre médecin.


La thyroïde

La glande thyroïde, située à l’avant du cou, contrôle le bon fonctionnement du métabolisme grâce aux hormones qu’elle produit.

Il est fréquent qu’elle ne produise plus assez de ces hormones, passé 50 ans, avec pour conséquence un ralentissement du métabolisme. Cela peut entraîner : une envie constante de dormir, une prise de poids, une sensibilité au froid.

Le meilleur moyen de s’assurer que votre glande thyroïde n’est pas responsable de votre fatigue consiste à mesurer votre taux de TSH, une hormone produite par le cerveau et contrôlant la thyroïde. Un résultat inférieur à 0,5 signifie que la glande est hyperactive ; un résultat supérieur, que la glande est hypoactive.


Et si c’était une fatigue chronique ?

Le syndrome de fatigue chronique sert parfois de fourre-tout pour expliquer une fatigue persistante. C’est cependant une pathologie rare, qui concerne moins de 1 % des personnes fatiguées.

Elle se caractérise par une fatigue sévère qui dure depuis au moins six mois, et par la présence de quatre ou plus, des huit symptômes suivants :

  • douleurs musculaires ;

  • douleurs articulaires ;

  • mal de gorge ;

  • ganglions douloureux ;

  • troubles de la concentration et de la mémoire ;

  • maux de tête ;

  • malaises après un effort ;

  • troubles du sommeil.

Ces symptômes sont invalidants et empêchent la poursuite d’une activité professionnelle ou habituelle normale.

Les causes de ce syndrome sont encore mal connues, mais selon la recherche médicale, la piste la plus sérieuse est une infection bactérienne ou virale affectant le système immunitaire lorsqu’il est affaibli, comme en cas de stress chronique.


Les autres raisons

Ne négligez pas, parmi les autres raisons, celles associées à la nutrition.

Outre le sucre, une fatigue persistante peut être provoquée par : une intolérance alimentaire non-diagnostiquée, un mauvais taux de fer, un manque de vitamine D.

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Membre de l'AFDN

Déléguée régionale de l'ADL

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